
Un Consulat écologique |
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Vivre de manière éco-responsable ne se décrète pas, c’est une discipline, domestique et quotidienne. D’autant que les trois consuls appartiennent à une génération qui a vécu dans l’insouciance de l’abondance, dans une société de l’hyperconsommation et donc du gaspillage. Avec le temps, avec les images et les constats scientifiques, avec l’évidence de la dégradation de notre planète, ils ont pris conscience de l’urgence écologique. Mais, entre vouloir protéger la planète et, chaque jour, prendre des décisions réalistes, il y a parfois des arbitrages difficiles, des compromis nécessaires. C’est bien volontiers que le Consulat aurait ratifié le protocole de Copenhague si quelqu’un avec eu l’idée de demander leurs signatures aux consuls de la Boirie. Sur la question écologique, les consuls ont eu, de surcroît, à surmonter la réaction hystérique de mademoiselle Zizi de la Foutaise, effondrée, qui pensait qu’elle devrait porter des robes de toile verte et manger du beurre de Yak, bio et non pasteurisé, pour le restant de ses jours… Le Consulat s’efforce de respecter un mode de fonctionnement éco-responsable. Il ne s’agit pas d’une posture idéologique mais il est important pour les consuls d’expliquer à leurs hôtes ce qu’ils tentent de faire, à leur niveau, pour la préservation de l’environnement. La restauration des bâtiments a été effectuée :
Tous les 8 jours, réfrigérateur et congélateur sont nettoyés et décongelés : une couche de 4 mm de givre double la consommation d'électricité ! Yvette (the maid) vérifie et éteint, le soir venu, les appareils électriques sous tension (Ecran LCD, Chaine HiFi, ordinateurs…). Une simple mise en veille consommerait 10 % d'électricité en plus. Les murs du palais, jusqu’à 1,50 m d’épaisseur, respirent sans aucune humidité à combattre, chaleureux en hiver et rafraîchissants en été. Pas besoin de climatisation ! Les rideaux et volets intérieurs permettent de limiter les pertes énergétiques des fenêtres tout en respectant le style architectural du palais. Les bois alentours sont entretenus pour fournir les bûches des flambées du palais. Les déchets sont sélectivement triés pour recyclage ou compostage avec des poubelles prévues à cet effet. Les autres produits (alimentation, fournitures…) ou services sont prioritairement éco-labellisés et d’origine locale pour réduire le coût économique et écologique du transport. Le jardin et les espaces boisés ont été recréés en privilégiant les espèces de la région, plus adaptées au climat et à la faune locale (nous évitant au passage le ridicule des citronniers en pots). Vincent, l’intendant et jardinier en chef, profite de la fraîcheur du soir pour arroser les plantes, plates-bandes et potager. Ainsi l'évaporation est réduite et les plantes réclament moins d'eau. Vincent privilégie les systèmes de goutte à goutte à la surface du sol. Lorsque les étés sont particulièrement secs et chauds, le Consulat renonce à dilapider l’eau d'arrosage, simplement pour rivaliser avec les pelouses de Wimbledon. Une herbe temporairement un peu jaunie sur les terrasses nous semble moins dramatique que le gâchis dispendieux de l’arrosage automatique. De surcroît, le soudain et tendre reverdissement des pelouses aux premières pluies n’en est que plus spectaculaire, plus sensuellement végétal. |



